"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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Jimbedin

Le Vaud, le 10 mai 2020



J'évoquais, sur ma page Facebouj, mon soulagement d'avoir abandonné les réseaux (dits) sociaux. Cela concerne certes Facebook mais aussi - et surtout - Linkedin. Un espace (soi-disant) professionnel. Terme impropre, à mon humble avis. Tant cette plateforme informatique (car ce n'est rien d'autre) pousse ses utilisateurs à se déshabiller, à révéler ce qui se cache sous leur tailleur, leur costard. Sans qu'ils s'en rendent compte.

"Dites-moi, est-ce qu'on sert de l'eau, dans ce bar à vin?" Point du tout. Car le tenancier insiste pour enivrer ses convives, de sorte qu'ils perdent leurs inhibitions. Ainsi, lors de mon dernier passage chez Linkedin, n'ai-je pu m'empêcher de faire ce que j'aime: jouer au miroir de la vérité.

Ce n'était ni le lieu, ni le moment.


Sans doute les quelque 25 personnes, précieuses humainement et professionnellement, avec lesquelles j'avais repris contact ces dernières semaines, ne partageront-elles pas ce regard radical. C'est probablement parce qu'elles ont la capacité - contrairement à moi - à se contenter d'un verre de vin, pour conserver leur lucidité et ne pas tomber dans une consommation compulsive. Pour ma part, j'ai reconnu ces derniers temps l'effet d'aspiration, qui m'entraînait à passer un temps toujours plus grand en ligne. Loin de la réalité concrète, physique, incarnée. Désolé, les amies, les amis: je ne suis pas candidat à un nouveau burnout. Alors je préfère simplement vous garder dans mon coeur, en tant que membre de Jimbedin.


A tout seigneur, tout honneur. Je l'appellerai le Grand Prince. Car si le Petit Prince avait un frère, de 10 ans son aîné, ce serait lui. Un guide, un mentor professionnel auquel j'ai toujours pu me référer, tout au long de ma carrière. Un homme de toute confiance, avec qui le partage honnête, sincère, de ce que je vis, dans le moment, est toujours possible. Détail piquant, pour ce qui a trait à la présente page: pendant bien longtemps, le Grand Prince est resté en retrait des réseaux (dits) sociaux. Et bien qu'il y ait mis un pied, pour des raisons bien compréhensibles, ce n'est que pour aller dans le sens d'une noble cause. Celle de partager, avec le plus grand nombre, un extraordinaire outil et de faire en sorte que chacune, chacun, devienne l'artisan de sa propre existence.


J'ai envie d'écrire un mot, aujourd'hui, à ma Maîtresse de dessin. Elle qui m'a accompagné, des années durant, pour me sortir de ma brûlure intérieure. De cette sorte d'effondrement sur soi qui ressemble tant à un trou noir. Pour que la lumière jaillisse à nouveau, il faut certes trouver l'équilibre entre ce qui nous demande de l'énergie et ce qui nous en apporte. Mais il est essentiel de mettre le doigt (à l'aide, pourquoi pas, de crayons de couleur) sur ce qui nous anime, tout au fond de nous. Et ici, nul besoin de performance artistique. L'art brut suffit amplement. Pour saisir, par exemple, mon besoin que la technologie soit à mon service; et non l'inverse. Merci à toi qui portes le prénom de deux autres de mes héroïnes.


Jérôme Boujol

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