"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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Publications

Le Vaud, le 17 novembre 2020


Publications bioludiques, où l'information sérieuse côtoie les joies de écriture, de la musique et de la comédie...


Au cas où je ne me en serais pas encore rendu compte: ce site Web est, en lui-même, une publication. Faite d'un peu tout ce que j'aime, dans le fond et dans la forme. Une oeuvre en cours, jamais commencée, jamais finie.

Une sorte de film, en quelque sorte, une succession de photographies. Un album dont on retire les vieilleries n'ayant plus cours. Et dans lequel l'avenir se conjugue au présent.


Publications durables, d'un côté. Ephémères, de l'autre. Comme l'océan et ses vagues. Comme le ciel et ses nuages. Comme la vie et ses formes.


Je rédige volontiers des textes pour autrui. Dès lors qu'il s'agit de refléter, avec autant de précision que possible - dans le choix des mots, des expressions, des illustrations - la réalité d'un qui, d'un quoi, d'un comment. Ce qui m'importe, c'est d'obtenir une correspondance, précise, fiable, entre l'image extérieure et la vérité intérieure. En un mot: j'aime informer, communiquer, dans le sens noble du terme. Transmettre fidèlement, sans trahir la source, ni tromper le(s) destinataire(s). Tout le contraire de la publicité (qui s'est affublée du vocable "communication" pour mieux masquer son intention manipulatoire).


Dans cet esprit, je préfère grandement l'appellation "lettre d'information" à celle de "newsletter". Quoique par essence, s'il s'agit d'informer, ce serait en effet à propos de quelque chose de nouveau (autrement, pourquoi le faire?). Il se trouve simplement que la version francophone me paraît moins connotée, chargée de sa dimension promotionnelle, visant à répéter, marteler un même chant des sirènes, jusqu'à prendre possession du cerveau d'autrui, le privant de sa liberté de choix.


Ces temps-ci, je contribue en effet à des publications chez deux de mes amis entrepreneurs.

Des "newsletters" (terme consacré à l'interne chez le premier de ceux-ci) qui - depuis qu'elles sont pilotées de près par le patron lui-même - se cantonnent à informer leurs lecteurs, sans "en rajouter". Et cela fonctionne très bien ainsi, tant les produits commercialisés par l'entreprise sont beaux, pour les yeux, les doigts et les oreilles. Quand la prestation est en elle-même séduisante, il n'est plus besoin de racoler.

Des articles (mot choisi pour désigner, chez le second, des éléments publiés sur son site Web) dont la vocation est d'asseoir la pertinence, la précision, la fiabilité d'un outil destiné aujourd'hui aux entreprises, demain au grand public. Là aussi, il s'agit avant tout d'informer, de mettre en mots les qualités essentielles dudit outil, de le faire connaître, d'abord, de le faire comprendre, ensuite.


Il est aussi des publications très formelles, à l'image de courriers administratifs, que je rédige régulièrement dans le cadre familial, d'une part, et auprès de l'un de mes amis entrepreneurs, d'autre part. Car on ne rigole pas avec les autorités, très attachées au respect de leurs formulaires. Et en matière de ressources humaines, il est des principes de présentation (songeons à des documents tels que des décomptes de salaire, des certificats de travail, etc.) auxquels on ne déroge pas.


"You don't write because you want to say something. You write because you've got something to say."

Qu'ai-je à dire, en vérité? Si je plonge au fond de mes entrailles, qu'est-ce que j'y trouve? Rien. Ni personne. Le calme absolu. La sérénité totale. L'espace vierge, le silence immaculé. La neutralité totale, à partir de laquelle la réponse surgit.


J'aime bien jouer au miroir.

Par nature, un miroir n'a pas grand-chose à exprimer. Sauf s'il se trouve face à quelqu'un qui a du mal à regarder la vérité en face. Alors, il lui faut communiquer l'image juste. Même si elle dérange ce quelqu'un. Et aussi si ce quelqu'un, c'est moi-même.


Il y a certes mes publications. Mais aussi celles des autres. J'avoue un goût immodéré pour les causeries - enregistrées ou retranscrites - de Jiddu Krishnamurti et Anthony De Mello. Que j'écoute, réécoute, lis, relis, en anglais (leur langue d'origine), en français, en allemand, pour mieux capter encore l'essence de leur message. Car la vérité, la liberté ne se laissent pas mettre en boîte. C'est peut-être sous forme d'histoires, de chansons, de sketches qu'elles s'expriment le mieux. Mais les mots ne seront jamais que des panneaux indicateurs.


Dans un autre registre, il y a ces periodiques, affranchis de publicité, que sont Le Monde diplomatique, Le Canard enchaîné, La Décroissance, Kairos, Moins!, La Revue durable... Mieux que la presse commerciale, et chacun à sa manière, ils piquent, provoquent, mettent le doigt là où cela fait mal. Il n'est pas simple, à leur lecture, de détourner le regard. De ne pas voir la réalité du monde, tel qu'il est. Car ici, maintenant est la clé; et non dans une projection de ce que la planète "devrait être". N'en déplaise aux commentateurs, aux experts de tous bords.

"Le problème avec les experts, c'est qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils ignorent."

J'en sais quelque chose. J'ai été un des leurs.


Je suis comme le Renard, comme le Petit Prince.

Je veux bien être approché,
peut-être apprivoisé.

Mais non domestiqué.

Je suis un être vivant.

Sage et sauvage, tout à la fois.


"Le moment où tu arrêtes de te demander ce que les autres pensent de toi et que tu commences à vivre comme tu le souhaites est le moment où tu es enfin libre."

Il y a du vrai. Mais il s'agit de liberté provisoire. A tout moment, les portes du pénitencier peuvent se refermer. Le geôlier et le prisonnier ne font qu'un.

La forme la plus brutale de la censure, c'est l'autocensure. Comme un oiseau à qui on aurait dit qu'il chante faux et qui, depuis, n'oserait plus faire entendre sa voix.


Il fut un temps où je tentais, avec mes marionnettes, d'illustrer quelques thèmes universels:

La dimension humaine

D'une façon à la fois plus visible, manifeste, et - paradoxalement - plus cachée, masquée, que dans mes articles ancestraux:

Evolutions & Motivations


Jérôme Boujol

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