"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

0produitCHF 0.00 CHF
Votre caddie est vide
Valider votre commande

Animations

Le Vaud, le 21 mars 2021


Animations bioludiques, où l'information sérieuse rencontre les joies de l'écriture, de la musique et de la comédie...


Ces derniers temps, j'ai fait de nombreux passages dans des églises. Il y a celle, toute proche, de Bassins, où je me rends au moins une fois par semaine. D'autres aussi, dans les communes avoisinantes. Du côté genevois, trois lieux saints m'attirent irrésistiblement: au Grand-Saconnex, au Petit-Lancy et à Compesières.

Il y a le silence, tout d'abord. La profondeur du recueillement. Puis les sons émergent, sous forme de paroles, de mélodies, de chants. A l'intention de qui? De toutes celles et ceux qui semblent ne pas être présents. Et qui pourtant sont bel et bien ici, autour de moi et en moi.


"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."


A propos d'animation. Je songe au film Coco, que m'avait conseillé voici trois ans ma psychologue. Elle trouvait que je ressemblais au personnage de Miguel. J'étais donc allé découvrir, en famille, l'oeuvre en question. Une scène m'avait particulièrement frappé. Celle où le jeune guitariste, de retour du pays des morts, chante à son arrière-grand-mère: "Ne m'oublie pas". J'en ai encore les frissons.

Les frissons, disais-je. Longtemps, j'ai cru que cela ne concernait "que" le fait de raviver une personne très âgée, par une chanson ayant bercé son enfance. Mais il y a plus profond. Il s'agit - aussi - d'être le porte-parole des morts, pour que soit révélée, reconnue une vérité cachée.


Pour moi, la notion d'animation est large. Il y a le film d'animation, si j'en crois l'exemple ci-dessus. Il y a l'animation de mes marionnettes, si je descends un peu plus bas sur cette page. Ou encore celle de ma guitare.

L'animation, c'est la mise en mouvement, celle de mes mains, notamment. Ces magnifiques extensions qui me permettent de faire tant de choses. Pas seulement de pianoter, comme je le fais à l'instant, sur mon ordinateur. Mais aussi de me consacrer, par exemple, à mes travaux domestiques, dans la maison, au jardin. Le nettoyage d'un miroir devient ainsi une danse, qui se passe devant mes yeux (autres organes si précieux). Combler un trou au jardin devient ainsi un jeu, celui du comédien jouant de la pelle. Tellement plus amusant ainsi.


Que dire de l'animation de mes cordes vocales, de leur résonance dans cette église que constituent le larynx, le pharynx, la bouche, le nez? Le corps entier? Une véritable merveille. Par le chant, certes. Mais aussi la lecture à voix haute. La parole (qu'elle soit d'Evangile ou autre) vaut son pesant d'or.


Il y a aussi l'animation d'un groupe d'être humains. Des gens rassemblés, autour d'une même envie, d'un même besoin. Dans un espace où chacune, chacun puisse s'exprimer librement, dans le respect d'autrui, pour produire, ensemble, une belle symphonie. Une musique inspirante pour oser les pas suivants, sur les sentiers de la vie.


Cela vous parlera ou pas, je ne sais. Mais pour ma part, je perçois qu'en moi, en mon corps, en mon esprit, s'exprime le Grand Animateur, Dieu, la Grande Animatrice, la Vie. Exactement le même, la même qu'en vous. A aucun moment nous ne choisissons, véritablement. C'est la Providence qui se manifeste en continu.


Je reste très touché d'avoir participé - il y a de trop nombreux mois - à deux animations privées, Là-bas, sur le sentier de la vie et Le cran de regards croisés (rencontres entre personnes âgées et animaux de compagnie), où je n'ai pourtant joué qu'un rôle d'assistant (et d'observateur).

Un nouveau-né et une centenaire partagent quelque chose d'essentiel: ils sont tous deux en vie. Comme le démontre si bien le merveilleux film Alive inside:

La vie renaît, en musique. Fiction et réalité se rejoignent.


Je reviens de temps à autre, en m'accompagnant à la guitare (ou mieux: a cappella), à l'animation Georges Brassens, en toute simplicité que j'aurais aimé pouvoir réaliser au premier trimestre 2020. Les circonstances - dont certaines m'incombant: ne mettons pas tout sur le dos de l'ennemi public numéro 1 - en auront décidé autrement.

Finalement, je n'ai conservé que les six titres figurant en tête de cette liste. Et ce n'est sûrement pas par hasard.


Je garde dans mon coeur une animation qui a fêté en juin 2020 son premier anniversaire: La fête des paires.

Je réalise, avec un an de retard, à quel point j'ai dit la vérité ce jour-là. Merci à mon hôte et à mon public.


D'autres projets d'animation? Outre chanter pour les arbres et les oiseaux, durant mes promenades: jouer dans des environnements sains. Autrement dit, des établissements, des espaces favorables à la santé, à la nature, à la vie.

Ce ne sera donc pas des débits de boisson ou autres scènes ouvertes de la drogue. Mais, pourquoi pas, des rencontres aux alcooliques anonymes? J'en fus un: j'y serais donc crédible. Ou d'autres, dans une clinique pour personnes en situation de burnout? Je suis aussi passé par là (comme d'autres lendemains qui déchantent).

Quant aux thèmes, il y en a plusieurs qui me titillent depuis un bon bout de temps: les arbres et les oiseaux, justement. Les années 1960, incontournables. Ce qui me conduit tout droit aux Beatles. Et - ce doit être subliminal! - aux "Come Together Songs". Découverts grâce à une musicothérapeute, que je remercie au passage.


Des environnements sains. Ou saints. C'est la même chose, sacré nom d'une pipe.


Il y a aussi une piste sérieuse (parce qu'il ne faut jamais détourner le regard des miroirs qui nous sont tendus). C'est celle de Joe Dassin. Peut-être bien pour sa capacité à jouer du tragicomique. A chanter des chansons d'apparence légère, mais ô combien tristes. Et d'autres d'apparence lourde, mais ô combien joyeuses. J'irai jusqu'à dire: des titres, comme "Le chemin de Papa", capables de déclencher le rire comme de tirer les larmes. Selon le contexte. Et il y a aussi, sans doute, cette voix à la fois affirmée, ancrée dans les graves; et sensible, pleine d'harmoniques aigus.


Jérôme Boujol

Votre produit a été ajouté au caddie