"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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Animations

Le Vaud, le 12 septembre 2022


Animations bioludiques ou ludobiotiques (c'est selon), où l'information sérieuse rencontre les joies de l'écriture, de la musique et de la comédie


Approche thématique et participative, centrée sur l'essentiel

Activités récentes

  • rencontres à caractère familial, professionnel et social
  • animation d'ateliers d'expression et de communication
  • interaction par des moyens ludiques tels que les marionnettes
  • réalisation de petites comédies musicales lors de célébrations
  • animation de réunions formelles, avec ordre du jour et PV

Parmi d'autres...


Toute ma gratitude à la Fondation Terre des hommes - institution qui me tient particulièrement à coeur - pour la mission qu'elle me confie: rassembler un groupe d'action, sur la Côte (districts de Nyon et Morges), afin d'assurer une promotion régionale, sur le terrain, dès début 2023. C'est une façon, pour moi, de poursuivre mon oeuvre auprès des enfants de la Terre, après avoir accueilli deux d'entre eux, il y a plus de 20 ans. Lui et elle qui portent (ce n'est certainement pas un hasard) les prénoms grecs de Dieu et de la Vie. Reste à trouver les bénévoles qui m'accompagneront dans l'aventure: un manchot ne peut faire grand-chose.


A propos de gratitude: je l'offre également à Pro Senectute Vaud. Après la "rencontre-partage", autour d'un thème, dont le prototype a eu lieu en août et qui démarreront en effet tout prochainement, voici la "table au bistrot". Deux façons de réunir les seniors de la région, ceux de mon village en particulier, puisque c'est ici même que les assemblées se déroulent, sur une base mensuelle. Leur caractère bioludique (pour la première), ludobiotique (pour la seconde) sera savamment entretenu. "Joindre l'utile à l'agréable": j'aime cette expression.


Depuis quelques mois, j'ai repris du service auprès de l'équipe d'une magnifique institution, le Point d'Eau Lausanne. Sans trahir de secrets d'Etat, j'y contribue à favoriser une communication fluide qui soit profitable tant aux usagers - des personnes en situation de précarité - qu'aux collaborateurs de la Fondation et aux 150 bénévoles qui offrent gracieusement leurs compétences et leur temps. Je m'y sens, c'est le cas de dire, comme un poisson dans l'eau. Il n'y a pas à dire: j'aime aider qui a vraiment besoin d'aide.


De bien belles rencontres, aussi, dans quatre EMS vaudois différents. Dans trois d'entre eux, ce fut des visites en groupe, avec l'Amicale de Bouviers Bernois Attelés (l'autre ABBA, donc), dont nos deux toutous, Pymba (trois ans) et Twinky (trois mois), alias "Teufel". Qu'il est beau de voir les sourires sur le visage des résidents et des soignants, d'entendre les commentaires, les anecdotes, les histoires que les uns et les autres ont envie de partager. Vive le LudoBio (tout autant que le BioLudo).


Une mention particulière pour le quatrième, l'EMS La Rosière-Soerensen, où j'ai été accueilli trois semaines cet été, au sein de son équipe d'animation. Une expérience d'immersion, que j'appelais de mes voeux, et qui m'a beaucoup touché, à dire vrai. J'ai gravé de nombreux noms dans mon esprit, je n'oublierai pas ces personnes qui, de façon permanente ou ambulatoire, participent à ce lieu de vie. Lieu de vie, oui, lieu d'expression de l'essentiel. Pour autant que l'on soit véritablement à l'écoute, au-delà de ce qui semble "tourner en boucle".


Voici quelque mois, j'ai repris la musique en duo. J'allais dire en trio, puisque désormais, 1+1=3. Une belle aventure que de chanter ensemble, trouver les harmonies qui mettent le mieux en valeur nos voix respectives. Et je dois le dire: c'est profondément libérateur, pour mon être tout entier. Une joie véritable, partagée. Pour l'instant, nous travaillons dans notre coin. Mais bientôt je l'espère, du Haut du Champ offrira ses chansons à d'autres. Tu peux compter sur moi.


Il y a aussi les Lampes à pétrole. Un autre duo musical, fait de chanteurs-gratteurs, qui ont tant partagé dans un cabanon, voici 40 ans. Et ne se sont jamais quittés depuis. Trois rencontres jusqu'ici, faites de temps musicaux, certes, mais aussi de partages amicaux, tant nous avons à nous raconter, l'un à l'autre.


J'ai mis sur pied une animation bien particulière. Je lui ai donné le nom de "Jean et Georges". Oui, Jean de La Fontaine, dont on a célébré l'an passé les 400 ans de sa naissance. Oui, Georges Brassens, qui aurait eu 100 ans en octobre dernier, si la Vie lui avait prêté son souffle plus longtemps. Mais il y a aussi un autre Jean, un autre Georges. D'autres disparus dont je dirais qu'ils me sont au moins aussi familiers que les deux premiers. Première présentation publique en juin dernier. Une autre, peut-être, tout prochainement. Nous ne vous oublions pas.


Alléluia. C'est le cas de dire. Tant du côté du Choeur de l'Usine à Gaz, où je me suis trouvé, sur les traces de Leonard Cohen, à me faire accompagner par ces dames, plutôt que de jouer mon rôle habituel de basse. Mais aussi de celui de ma paroisse évangélique réformée, où je redécouvre la parole et le chant, en communauté. La Samaritaine n'y est pas pour rien. Merci à Jean. Un troisième.


Ces derniers mois, j'ai fait de nombreux passages dans des églises. Il y a celle, toute proche, de Bassins, où je me rends au moins une fois par semaine. D'autres aussi, dans les communes avoisinantes. Du côté genevois, trois lieux saints m'attirent irrésistiblement: au Grand-Saconnex, au Petit-Lancy et à Compesières.

Il y a le silence, tout d'abord. La profondeur du recueillement. Puis les sons émergent, sous forme de paroles, de mélodies, de chants. A l'intention de qui? De toutes celles et ceux qui semblent ne pas être présents. Et qui pourtant sont bel et bien ici, autour de moi et en moi.


"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."


A propos d'animation. Je songe au film Coco, que m'avait conseillé voici trois ans ma psychologue. Elle trouvait que je ressemblais au personnage de Miguel. J'étais donc allé découvrir, en famille, l'oeuvre en question. Une scène m'avait particulièrement frappé. Celle où le jeune guitariste, de retour du pays des morts, chante à son arrière-grand-mère: "Ne m'oublie pas". J'en ai encore les frissons.

Les frissons, disais-je. Longtemps, j'ai cru que cela ne concernait "que" le fait de raviver une personne très âgée, par une chanson ayant bercé son enfance. Mais il y a plus profond. Il s'agit - aussi - d'être le porte-parole des morts, pour que soit révélée, reconnue une vérité cachée.


Pour moi, la notion d'animation est large. Il y a le film d'animation, si j'en crois l'exemple ci-dessus. Il y a l'animation de mes marionnettes, si je descends un peu plus bas sur cette page. Ou encore celle de ma guitare.

L'animation, c'est la mise en mouvement, celle de mes mains, notamment. Ces magnifiques extensions qui me permettent de faire tant de choses. Pas seulement de pianoter, comme je le fais à l'instant, sur mon ordinateur. Mais aussi de me consacrer, par exemple, à mes travaux domestiques, dans la maison, au jardin. Le nettoyage d'un miroir devient ainsi une danse, qui se passe devant mes yeux (autres organes si précieux). Combler un trou au jardin devient ainsi un jeu, celui du comédien jouant de la pelle. Tellement plus amusant ainsi.


Que dire de l'animation de mes cordes vocales, de leur résonance dans cette église que constituent le larynx, le pharynx, la bouche, le nez? Le corps entier? Une véritable merveille. Par le chant, certes. Mais aussi la lecture à voix haute. La parole (qu'elle soit d'Evangile ou autre) vaut son pesant d'or.


Il y a aussi l'animation d'un groupe d'être humains. Des gens rassemblés, autour d'une même envie, d'un même besoin. Dans un espace où chacune, chacun puisse s'exprimer librement, dans le respect d'autrui, pour produire, ensemble, une belle symphonie. Une musique inspirante pour oser les pas suivants, sur les sentiers de la vie.


Cela te parlera ou pas, je ne sais. Mais pour ma part, je perçois qu'en moi, en mon corps, en mon esprit, s'exprime le Grand Animateur, Dieu, la Grande Animatrice, la Vie. Exactement le même, la même qu'en toi. A aucun moment nous ne choisissons, véritablement. C'est la Providence qui se manifeste en continu.


Je suis très touché d'avoir participé à trois animations privées, l'une récente, L'écoute et l'observation, par A+B, deux autres plus anciennes, Là-bas, sur le sentier de la vie et Le cran de regards croisés (rencontres entre personnes âgées et animaux de compagnie), où je n'ai pourtant joué qu'un rôle d'assistant (et d'observateur).

Un nouveau-né et une centenaire partagent quelque chose d'essentiel: ils sont tous deux en vie. Comme le démontre si bien le merveilleux film Alive inside:

La vie renaît, en musique. Fiction et réalité se rejoignent.


Je garde dans mon coeur une animation qui a fêté son deuxième anniversaire: La fête des paires.

Je réalise, avec un an de retard, à quel point j'ai dit la vérité ce jour-là. Merci à mon hôte et à mon public.


D'autres projets d'animation? Outre chanter pour les arbres et les oiseaux, durant mes promenades: jouer dans des environnements sains. Autrement dit, des établissements, des espaces favorables à la santé, à la nature, à la vie.

Ce ne sera donc pas des débits de boisson ou autres scènes ouvertes de la drogue. Mais, pourquoi pas, des rencontres aux alcooliques anonymes? J'en fus un: j'y serais donc crédible. Ou d'autres, dans une clinique pour personnes en situation de burnout? Je suis aussi passé par là (comme d'autres lendemains qui déchantent).

Quant aux thèmes, il y en a plusieurs qui me titillent depuis un bon bout de temps: les arbres et les oiseaux, justement. Les années 1960, incontournables. Ce qui me conduit tout droit aux Beatles. Et - ce doit être subliminal! - aux "Come Together Songs". Découverts grâce à une musicothérapeute, que je remercie au passage.


Des environnements sains. Ou saints. C'est la même chose, sacré nom d'une pipe.


Il y a aussi une piste sérieuse (parce qu'il ne faut jamais détourner le regard des miroirs qui nous sont tendus). C'est celle de Joe Dassin. Peut-être bien pour sa capacité à jouer du tragicomique. A chanter des chansons d'apparence légère, mais ô combien tristes. Et d'autres d'apparence lourde, mais ô combien joyeuses. J'irai jusqu'à dire: des titres, comme "Le chemin de Papa", capables de déclencher le rire comme de tirer les larmes. Selon le contexte. Et il y a aussi, sans doute, cette voix à la fois affirmée, ancrée dans les graves; et sensible, pleine d'harmoniques aigus.

Si j'osais - allons-y gaiement - j'évoquerais aussi un certain Jacques Brel. "L'abbé Brel", comme le surnommait un certain Georges Brassens. Celui qui, après avoir abandonné la guitare qui entravait son expression, s'est révélé (à mes yeux et à mes oreilles, les vôtres aussi, peut-être) comme le plus grand chanteur-comédien de tous les temps. Une faculté extraordinaire d'incarner chacun de ses personnages, de faire vibrer ses cordes vocales à l'aide de chacune des cellules de son corps. Magique.


Jérôme Boujol

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