"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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Animations

Le Vaud, le 10 septembre 2020


Animations bioludiques, où l'information sérieuse côtoie les joies de l'écriture, de la musique et de la comédie...


A propos d'animation. Je songe au film "Coco", que m'avait conseillé voici trois ans ma psychologue. Elle trouvait que je ressemblais au personnage de Miguel. J'étais donc allé découvrir, en famille, l'oeuvre en question. Une scène m'avait particulièrement frappé. Celle où le jeune guitariste, de retour du pays des morts, chante à son arrière-grand-mère: "Ne m'oublie pas". J'en ai encore les frissons.


Pour moi, la notion d'animation est large. Il y a le film d'animation, si j'en crois l'exemple ci-dessous. Il y a l'animation de mes marionnettes, si je descends un peu plus bas sur cette page. Ou encore celle de ma guitare.

L'animation, c'est la mise en mouvement, celle de mes mains, notamment. Ces magnifiques extensions qui me permettent de faire tant de choses. Pas seulement de pianoter, comme je le fais à l'instant, sur mon ordinateur. Mais aussi de me consacrer, par exemple, à mes travaux domestiques, dans la maison, au jardin. Le nettoyage d'un miroir devient ainsi une danse, qui se passe devant mes yeux (autres organes si précieux). Combler un trou au jardin devient ainsi un jeu, celui du comédien jouant de la pelle. Tellement plus amusant ainsi.


Il y a aussi l'animation d'un groupe d'être humains. Des gens rassemblés, autour d'une même envie, d'un même besoin. Dans un espace où chacune, chacun puisse s'exprimer librement, dans le respect d'autrui, pour produire, ensemble, une belle symphonie. Une musique inspirante pour oser les pas suivants, sur les sentiers de la vie. Un groupe d'être humains, disais-je. Un orchestre musical, une équipe sportive... ou - cela me tente - une amicale régionale de travaillants* indépendants, solitaires et solidaires.
*je choisis ce mot à dessein


Je reste très touché d'avoir participé - il y a quelques mois déjà - à deux animations privées, "Là-bas, sur le sentier de la vie" et "Le cran de regards croisés" (rencontres entre personnes âgées et animaux de compagnie), où je n'ai pourtant joué qu'un rôle d'assistant (et d'observateur).

Un nouveau-né et une centenaire partagent quelque chose d'essentiel: ils sont tous deux en vie. Comme le démontre si bien le merveilleux film "Alive inside":

La vie renaît, en musique. Fiction et réalité se rejoignent.


Je reviens de temps à autre, en m'accompagnant à la guitare, à l'animation "Georges Brassens, en toute simplicité" que j'aurais aimé pouvoir réaliser au premier trimestre 2020. Les circonstances - dont certaines m'incombant: ne mettons pas tout sur le dos de l'ennemi public numéro 1 - en auront décidé autrement.

Animation musicale - et publique, donc - pour honorer le célèbre auteur, compositeur et interprète. Mais aussi, rencontre autour du thème de la simplicité, mot qui caractérise si bien tant la vie de Georges Brassens que ses poèmes et chansons... une fois terminés. Car en vérité, Georges Brassens passait un temps infini à ciseler ses textes, à peaufiner ses mélodies, de sorte que le tout sonne comme une évidence.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne cesse d'entendre "Au pied de mon arbre" (sur la fameuse radio BJL). Tandis que quelques titres retenus ci-dessus semblent avoir quitté le "top 10". Ce doit être un signe.


Je garde dans mon coeur une animation qui a fêté récemment son premier anniversaire: "La fête des paires".

Je réalise, avec 12 mois de retard, à quel point j'ai dit la vérité ce jour-là. Merci à mon hôte et à mon public.


D'autres projets d'animation? Outre chanter pour les arbres et les oiseaux, durant mes promenades: jouer dans des environnements "sains". Autrement dit, des établissements, des espaces favorables à la santé, à la nature, à la vie.

Ce ne sera donc pas des débits de boisson ou autres scènes ouvertes de la drogue.

Quant aux thèmes, il y en a plusieurs qui me titillent depuis un bon bout de temps: les arbres et les oiseaux, justement. Les années 1960, incontournables. Ce qui me conduit tout droit aux Beatles. Et - ce doit être subliminal! - aux "Come Together Songs". Découverts grâce à une musicothérapeute, que je remercie au passage.


Il y a aussi une piste sérieuse (parce qu'il ne faut jamais détourner le regard des miroirs qui nous sont tendus). C'est celle de Joe Dassin. Peut-être bien pour sa capacité à jouer du tragicomique. A chanter des chansons d'apparence légère, mais ô combien tristes. Et d'autres d'apparence lourde, mais ô combien joyeuses. J'irai jusqu'à dire: des titres, comme "Le chemin de Papa", capables de déclencher le rire comme de tirer les larmes. Selon le contexte. Et il y a aussi, sans doute, cette voix à la fois affirmée, ancrée dans les graves; et sensible, pleine d'harmoniques aigus.


Jérôme Boujol

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