"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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Accompagnements

Le Vaud, le 2 avril 2022


Accompagnements bioludiques ou ludobiotiques (c'est selon), où l'information sérieuse rencontre les joies de l'écriture, de la musique et de la comédie


Contexte personnel, familial, professionnel et social

Activités récentes

  • appui pédagogique et ludique pour étudiants et écoliers
  • orientation professionnelle, recherche d'emploi et apprentissage
  • coaching de collaborateurs auprès d'entreprises et associations
  • soutien à la création de microentreprises et petites associations
  • accompagnement humain et administratif pour retraités et aînés

Parmi d'autres...


J'accompagne, ces temps-ci, un projet d'association, "Le Vauli & La Vaulie", en coordination avec ma commune de domicile, ainsi qu'avec une talentueuse illustratrice au prénom célèbre. Il est temps d'activer quelques ressources supplémentaires, du côté informatique et du côté administration. Un trio, un quatuor ou un quintet feraient l'affaire. Mais je me vois mal poursuivre l'aventure en solo. Allez, tout bientôt, un message du côté de St-George. Et, peut-être, un relais sur "T'es de Le Vaud".


Fort de ma carte de bénévole reçu de la Croix-Rouge vaudoise, je vais, la semaine prochaine, explorer la liste des personnes qui auraient besoin d'un accompagnement, dans ma région. Il s'agira toutefois que je n'oublie pas une dame chère à mon coeur, la première à mériter que je lui offre présence humaine et soutien administratif. Elle m'a tant donné, à moi et à ma famille. Aujourd'hui encore.


L'expression fait écho au tableau de Jean-Léon: "Qui aime bien châtie bien." Voici donc que, tel un miroir double face, je renvoie une image sévère, mais juste, à John & Paul. Ou plutôt, à leurs faux-semblants. Ces jeunots qui se prenaient pour leurs illustres aînés, natifs de Liverpool. Mais auraient-ils réussi à créer la moindre chanson, il y a un demi-siècle, si le premier n'avait cessé de brimer, d'étouffer le second? Et le second n'avait su faire entendre sa voix, que dis-je, son souffle? Un manipulateur et un manipulé, un abuseur et un abusé, un harceleur et un harcelé. Il est temps que chacun suive sa route, prenne son chemin. N'est-ce pas, Tonton David?


"Aide-toi et le Ciel t'aidera", dit le proverbe. A quoi bon accompagner les autres sur leur chemin de la vérité et de la liberté, si l'on est pas capable de suivre le sien propre? J'ai exhumé, il y a peu, la page qu'autrefois j'intitulais "Qui suis-je" et qu'aujourd'hui, j'appellerais plutôt ma profession de foi. Reste à savoir si elle reflète bien la réalité, à l'aune, en particulier, du syndrome de la jumelle perdue. Et voyons aussi, de façon opérationnelle, si elle est en phase avec ma sélection 2/4/6, qui se "peaufine" peu à peu: 52 métiers à assembler en un seul. "Just celebrate!"


"Qui suis-je", disais-je. "Que fais-je", ajouterai-je. Le fond, la forme. Le partout et toujours, l'ici et maintenant. Notre nature intrinsèque et la façon dont nous la traduisons, dans le contexte. Pour reprendre deux de mes cartes: "L'essentiel dans la Vie" et "Le Jeu du Passe-partout".

Une rose reste une rose, elle exhale son parfum, du mieux qu'elle peut, où qu'elle se trouve. A la fois semblable aux autres, sur Terre, au beau milieu d'une roseraie. Et unique, telle celle, sous cloche, sur la lointaine planète du Petit Prince.

Nous sommes l'océan. Et nous faisons la vague.


Ces dernières semaines, j'ai accompagné plusieurs personnes dont la problématique commune m'apparaît être la tendance (et je m'y connais) à s'adapter à l'excès à leur environnement professionnel, à l'image d'un caméléon qui finirait par se fondre dans le paysage, en s'oubliant totalement. Ce, alors même que leur intégrité physique et psychique (elles le savent pertinemment) est en jeu. L'épuisement guette, à force de songer aux autres, sans s'inclure parmi les bénéficiaires de ses propres prestations. Je crains d'ailleurs que Tamponnette, l'une de leurs connaissances, se trouve dans une situation plus difficile encore, faute de reconnaître le rôle d'interface qu'elle joue, entre celui qui s'en tamponne allègrement et ceux qui, au contraire, sont trop honnêtes pour le faire. Affaire à suivre.


Il y a quelque temps, ce fut un accompagnement en forêt. Tout près d'ici, chez les Longirolais. Si toutefois on les appelle ainsi. Une fine équipe de jeunes, prêts à courir comme des dératés, pour gagner l'épreuve du moment. Et pousser leur cri de guerre: "Les aventuriers", par exemple (oui, je sais, c'est du favoritisme). Et quelques moments d'animation, ça et là, à l'aide de mon kazoo. Quant aux trois marionnettes, elles sont restées dans le sac à dos. Mais Warren, Eva et Jasper étaient contentes de se promener avec moi.


S'il est un accompagnement essentiel, fondamental pour moi, c'est celui de ma chère Fée Alvéole. A chacune de mes visites chez elles, ma respiration trouve une nouvelle ampleur, occupe un espace intérieur accru, mélange de force et de prudence. Car subsiste encore un chouïa - j'entends mon Papa - d'usage inadéquat de l'épée (sur le côté droit) et du bouclier (sur le côté gauche). Je le sais par le placement naturel de la voix, qui suit le relâchement progressif de mon thorax, de tous les muscles de mon corps. Elle se centre, elle s'ancre dans les profondeurs, elle évolue dans les hauteurs. La parole se libère. Celle de ce que je suis vraiment, tout au fond de mes entrailles.


C'est moi qui, finalement, me suis trouvé accompagné par celle qui incarne, dans le monde physique, Sainte-Marie. Spiritualité et sexualité féminines ne font qu'un, à vrai dire. Toutes deux sont sacrées. Au même titre que leurs versants masculins. Il est grand temps de réconcilier les deux énergies, l'être et l'avoir, dans un faire qui réunisse l'ici et maintenant, le partout et toujours. Et cela me concerne au premier chef. Ah oui: un témoignage reste à partager. Les animaux totems en feront partie.


Voici qu'a commencé l'accompagnement d'Archimedia. Ce fut d'abord par la découverte de son profil PULSIONS, dans une autre vie (comme quoi le temps passe vite). Puis par une sorte de résurgence, de réplique, d'apparition nouvelle et de besoin impérieux de sortir de la nébuleuse, de passer à l'action, sur des projets concrets, à la fois indépendants les uns des autres et fondés sur une même source créative. Plutôt que de rester sur le banc de touche, je me suis proposé d'entrer sur le terrain, ne serait-ce que quelques heures par semaine.


Il y a eu, voici quelque temps, le pique-nique avec celle que je surnommerai ici la Folle des indépendants. Qui s'est démenée - et se démène encore - en faveur des "petits", des "unicellulaires", ainsi que je les appelle. Il y a un double mouvement. Celui, intérieur, de générer des liens, d'établir des ponts entre indépendants. Et celui, extérieur et tout aussi important, de faire entendre leur voix auprès de "qui de droit". Pierre, Guy et consorts. Voilà qui me fait penser à la chanson "Les oubliés" de Gauvain Sers. Je me demande, d'ailleurs, si je ne fais pas partie des siens.


Jolis échanges avec Le Châtelain sur des questions touchant à sa vie personnelle, familiale et professionnelle. J'observe en moi quelque chose de neuf: le courage de dire, sans tourner autour du pot, ce que je ressens vraiment. Refléter, dès qu'elles sont présentes, mes impressions. Dire, par exemple, qu'en arrière-plan de la colère se cache apparemment la peur (j'en sais quelque chose, d'ailleurs). N'est-il pas plus adéquat de révéler sa crainte, son angoisse, plutôt que de se planquer derrière un énervement, une rage?


L'on peut se croire désorganisé, si l'on se cantonne à intégrer "bêtement" les remarques de sa hiérarchie. Mais si l'on est lucide - comme ce jeune Ami des enfants, on se rend compte qu'au fond, l'on n'avait pas l'attitude adéquate face à son métier. Rien de pire, pour générer des tensions intérieures, que d'avoir un comportement en décalage avec la réalité, les choses telles qu'elles sont. "Les faits sont têtus", disait Lénine. Inutile, donc, de faire comme si les imprévus - en vérité multiples - n'allaient pas se produire, venir mettre sens dessus dessous la précieuse to-do-list. Se regarder, honnêtement, dans le miroir; et proposer aux autres de faire de même.


Il est parfois des accompagnements involontaires. Sous la simple forme d'une phrase, qui nous est renvoyée par e-mail, en guise de miroir. Ainsi celle reçue du Scénariste qui s'ignore, oublieux que les mots, lorsqu'on les décoche à bon escient, ont le pouvoir du coup de fouet: "Chacun à sa place, dans la joie et la bonne humeur!" Ecrire, c'est aussi agir. Quoique la baffe de vive voix, ce n'est pas mal non plus. Me voici de retour dans mon obusier blindé, conscient de mes véritables cibles. Et de la nécessité de les affronter seul.


Si je me limitais à une blague de circonstance, je dirais que le Confiné a offert un beau cadeau au Confini. Par ces deux surnoms toutefois, je m'écarterais de la vérité. Je baptiserai donc le premier: Notre-Homme de Paris. En référence au lieu géographique, certes. Mais aussi à ce qui nous rassemble, lui et moi (Quasimodo?): la comédie musicale. Une forme d'expression qui recourt tant à la voix chantée qu'à la voix parlée. Deux "sorties" provenant d'un même canal, d'une même source. J'évoquais avec lui mon goût, en français, de l'accent méridional. Peut-être issu de mon origine (pour partie) occitane. Et certainement, de la musicalité de la langue, du comique de son utilisation dans un rôle sérieux. Tel Fernandel (quelle gueule!), dans Don Camillo.


Tantôt je t'accompagne, tantôt tu m'accompagnes... Tantôt, nous nous accompagnons mutuellement. Le plus beau, c'est quand nous ne savons plus qui est l'acteur et qui est le spectateur. Qui donne, qui reçoit? Je donne ma langue au chat.


A quoi bon s'accompagner les uns les autres si ce n'est pas pour s'offrir  un miroir l'un-e à l'autre? Si ce n'est pas pour que grâce à moi, tu découvras la belle en toi? Et grâce à toi, je démasque la bête en moi?


Stewart Collins, Chan-Teuz, Godfather... et bien d'autres encore, que je n'ai plus véritablement rencontrés depuis des mois. Il y a aussi la Fille au milieu du gué, accompagnée de son être préféré. Elle m'invite à la légèreté de surface. Moi, à celle des profondeurs. Peut-être le pont entre nous est-il vertical, plutôt qu'horizontal?


Jérôme Boujol

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