Vous vous exprimez, je m'exprime... et vous vous révélez

Seul au monde

Le premier challenge du manager – vous le savez, si vous dirigez une équipe – c’est sa solitude. Son étrange solitude.

Qu’elle est plaisante, la position de "primus inter pares"! Premier parmi vos pairs, vous émergez naturellement du groupe, par vos compétences professionnelles, vos aptitudes personnelles. Sans toutefois porter (encore) la coiffe du chef. Jusqu’au jour (magique ou  maudit?) où vous êtes officiellement promu: vous voici, désormais, investi d’un pouvoir hiérarchique.

Il est certes grisant d'avoir le droit d'imposer ses vues à ses collaborateurs… Mais le statut, nouvellement acquis, a son prix: vous êtes isolé, dorénavant. Peut-être croyiez-vous, parce que vous entreteniez de bonnes relations avec vos collègues, que votre promotion n'aurait pas d'effet sur celles-ci. Pourtant si: de la même façon qu'un enfant ne dit pas tout à ses parents, vos subordonnés font le tri – un peu, beaucoup, passionnément… - dans ce qu'ils vous communiquent.

Peut-être serez-vous tenté de maintenir des relations amicales, informelles, avec vos collaborateurs. Rien ne vous en empêche, d'ailleurs. Mais vous devrez néanmoins jouer votre rôle. Incarner votre position. Avec plus ou moins de bonheur, selon le goût que vous avez pour l'exercice du pouvoir.

Au fur et à mesure que vous gravirez les échelons, votre solitude grandira. Jusqu'à - comme le chanterait Corneille - vous sentir seul au monde… Au sein de votre entreprise, du moins. Vous compterez alors sur vos interlocuteurs extérieurs: d'autres managers, occupant, ailleurs, des positions similaires. Ou des consultants, des coachs, qui vous serviront de "sparring partners".

Car vous ne perdrez jamais ce besoin fondamental: confronter votre point de vue à celui d'autrui. Comment, sans cela, prendre des décisions étayées, pertinentes?

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