Vous vous exprimez, je m'exprime... et vous vous révélez

Il faut savoir dire stop

Arrêter de (trop) manger, de (trop) boire, de (trop) fumer, de (trop) jouer… Quelle que soit notre addiction, la difficulté est de dire stop. Et, bien entendu, de passer de la parole à l'acte.

Il semble que nous souffrions d'un problème analogue vis-à-vis de notre activité professionnelle. Nous avons beau savoir que nous n'exerçons pas le bon métier, beau savoir que nous n'oeuvrons pas dans le bon environnement, nous ne faisons rien pour que cela change. Nous ressemblons à ces personnes qui, chaque matin, montent sur leur balance, constatent qu'elles n'ont pas perdu de poids, se promettent qu'aujourd'hui ce sera différent… et qui finalement, ingurgiteront les mêmes aliments, gras, sucrés, que la veille.

"En r'gardant les résultats d'son check-up / Un requin qui fumait plus a rallumé son clope / Ça fait frémir, faut savoir dire stop", chantait Alain Bashung, dans "Gaby, Oh Gaby".

Nous savons quelles sont nos addictions. Mais nous n'en sommes pas authentiquement conscients. "Fumer tue" nous avise – explicitement – l'emballage de notre drogue favorite; et pourtant, nous continuons de goudronner nos poumons. Exercer le mauvais métier, œuvrer dans le mauvais environnement tue, aussi. Nous le savons. Mais nous n'en sommes pas authentiquement conscients; sans quoi, nous arrêterions. Maintenant. Sans l'ombre d'une hésitation.

"Se tromper est humain, dit le proverbe. Mais persévérer [dans l'erreur] est diabolique." Pour prendre un nouveau départ, il faut d'abord reconnaître que nous ne sommes pas sur la bonne voie. Que nous roulons dans une direction qui n'est pas la nôtre. Il faut casser l'inertie qui nous emporte loin de nous-mêmes.

Rompre avec notre passé pour dessiner notre avenir: le défi est de taille, en effet. Mais le jeu en vaut la chandelle. Je puis – expérience faite – vous l'assurer.
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